à propos

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Je suis née dans le nord, d’un sang breton et auvergnat à la fois, le nord frileux et pluvieux, celui des dimanches soir devant la grande cheminée en pierre. Je garde les souvenirs précieux de ces odeurs de mousse, de champignons, de fougères humides, la forêt de Compiègne comme terrain de jeu, les bottes crottées, les cabanes dans les arbres, les courses infinies et libres à travers les chemins de mon petit village. La campagne, la nature passionnément, refuge primordial et absolu ; Il en sera beaucoup question ici :

 

My Sunny Life Project…

 

Ce blog est né il y a quelques années, à un moment où ma vie était plutôt « à l’envers ». Il fallait faire quelque-chose ; un pari fou, d’agir, de créer une autre vie. Pas une qui ne me ressemblerait pas, non, je n’avais pas du tout envie de devenir autre chose que moi-même justement. Mais j’avais perdu le chemin, je ne savais plus comment faire, pour (re)trouver, cette voie qui me mènerait à un moi plus confiant, plus authentique, plus ancré, plus libre, plus serein. J’ai eu cette impulsion, parce que j’aime écrire. En écrivant les choses, j’y puiserais une force, un courage de ne plus reculer. Parce que je n’étais pas si loin de quarante ans et que le bonheur n’était plus à remettre à demain.

 

« Le vent se lève il faut tenter de vivre »

Paul Valéry

 

J’ai écrit, des lignes, des milliers de lignes, chaque jour, j’ai écrit et j’écris encore, c’est ma drogue dure, mon petit et mon grand plaisir, ma façon de « capturer » le réel, le triturer, conjurer le sort, peut-être. J’ai écrit pour partager avec vous, mes doutes, mes joies, mes échecs, mes émerveillements, mes recettes, mes envies…

Dans ma (vraie) vie, comme dans mon écriture, j’ai ouvert les portes, j’ai lâché les peurs, les échecs, les blessures du passé, ce que je croyais être, devoir être.

En délestant ce sac à dos (mais je vous rassure il reste encore quelques cailloux à l’intérieur !), j’ai utilisé les pierres pour reconstruire les fondations d’une vie plus ensoleillée.

Peu à peu, cette existence que je prônais s’est ouverte, elle est devenue réelle, comme si ma « créature » avait pris vie. Etonnée, stupéfaite même parfois de ce chemin qui s’ouvrait, j’ai continué, je continue à partager avec vous ce work in progress. Perpétuel chantier… Etre imparfait, perfectible et vulnérable.

 

« Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradictions, quel prodige? » Pascal, Pensées.

 

J’ai touché le fond (du fond!) à un moment de ma vie, l’abîme sombre et dénuée de sens, je veux aujourd’hui partager l’expérience de cette remontée vers la lumière. Même s’il faut de bons bras, de bonnes petites cuisses bien musclées, le courage de retomber, plusieurs fois, mais de se relever toujours. My sunny life project ne vous promet pas la béatitude constante, elle vous montre un chemin, les nids de poules qui vont avec, les oasis, les fausses pistes, les vessies que l’on prend pour des lanternes, les passions, les revers de médailles, les joie pures et absolues, les couchers de soleil à devenir fou de beauté, les longues marches dans la nature, les tubes de peinture, les paillettes, les petites et les grandes mélancolies, le bonheur d’être triste, l’extase des premiers bains de mer, la sensualité du petit verre de vin rouge, le soir, après une journée de labeur, le sourire d’un inconnu, les mots d’amour et d’amitié, les amitiés déçues, les refuges solitaires, les rêveries du repos, les mots grattés sur le papiers, le corps qui travaille, le yoga passionnément, les mantras comme pense-bête, porte-bonheur, et ex-voto, le bordel d’une vie qui se construit comme ça vient.

Comme ça vient…

 

Parce qu’il n’y pas de sens que celui qu’on lui donne. Et que chacun fait de son mieux, comme il peut… Voir le soleil jusqu’au plus profond d’un cœur mélancolique, ne rien rejeter, voir la petite lumière partout.

 

Voilà ce qui, aujourd’hui, fonde mon Sunny life project…

 

Puisse cette expérience vous inspirer.

 

Bienvenu dans mon petit monde coloré (parfois gris aussi !).

 

Julie de Besombes

 

photo  Kasia Kozinski