Le Printemps d’Avril

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Je pense souvent à cette phrase: «écrire un livre c’est comme manger un éléphant », une masse de travail énorme, sans personne pour me guider, ou me fouetter parfois, parce que tous les prétextes sont bons pour éviter de s’y mettre.
Et pourtant je l’ai fait. Les dernières semaines ont été les plus difficiles, les coupes, les corrections, les relectures et les re-re-re-re-re-re-re-lectures, un travail laborieux, un travail de fourmi, un travail de patience, tout ce que je ne suis pas… et pourtant je l’ai fait.
Je l’ai fait parce que la passion est plus forte, parce qu’écrire c’est ma vie. Malgré les doutes, malgré les terreurs, malgré l’abnégation, la quantité de travail que ça demande je ne peux m’empêcher d’y retourner chaque fois.

Le point final à peine posé je songe au prochain, je m’excite toute seule à l’idée de créer ce nouveau personnage, déjà je m’angoisse: et si je n’arrivais plus à écrire…?

Mais revenons à celui- ci, à ces cinq femmes avec lesquelles j’ai vécu pendant trois ans: Barbara, Céleste, Roxane, Laure et Clara. Je les connais par coeur, leurs forces, leurs faiblesses, leurs peurs, leurs rêves, je les aime dans leurs grandeurs et dans leurs petitesses.

Je suis heureuse de les laisser partir et à la fois triste d’avoir mis un point final à leurs aventures, elles sont devenues mes amies, celles que j’aimerais avoir à mes côtés, j’aime leur folie, leur liberté, leur vérité, leur sensibilité, leur courage, leur vulnérabilité, leur joie, leur mélancolie, leurs réussites et leurs échecs.

Vous allez me manquer les filles mais je suis si heureuse de vous voir voler de vos propres ailes, j’espère que vous tiendrez compagnie à d’autres que moi, que vous les inspirerez, que vous les ferez rire, parce que l’humour, c’est quand même le plus important, rire de soi, rire de tout ( pour ne pas avoir à en pleurer parfois).

Maintenant vous ne m’appartenez plus.

Me détacher du résultat.
Se détacher tout est toujours là.
Mais je ne suis pas très douée en détachement, j’y travaille ardemment pourtant.

Il est est question de ça aussi dans le roman, de détachement, de « comment on fait pour vivre? », parce que personne ne nous a donné le mode d’emploi, alors chacun bricole comme il peut, souvent maladroitement.

Chacun bricole, je ne fais pas exception, mais peut-être que chaque année de vie m’apporte un peu plus de « savoir vivre », pas de dans le sens de politesse, non j’ai de moins en moins envie de « polir », je cherche plutôt ce qui est brut, vrai, sauvage. « Savoir vivre » plutôt dans le sens d’expérience, empirique, « faire l’expérience de », ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce qui me rend heureuse, ce qui ne me rend pas heureuse. Ce roman est le résultat, je crois, de cette quête de vie: devenir qui l’on est, le découvrir parfois dans la joie, parfois dans la douleur… S’émanciper de soi, de tous les carcans qui nous empêchent  de vivre pleinement, de guérir. Alors bien sûr il est question de liberté.

 

Vivre libre, ou ne pas vivre.
Elles ont choisi.

 

Le Printemps d’avril est disponible sur toutes les  plateformes de vente en ligne dès aujourd’hui et en librairie à partir du 10 juillet.

 

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