Go to the mattresses!

 

 

Je vis une vie sereine, j’essaie de ne nuire à personne, de ne copier personne, d’être loyale, vraie, honnête et sincère. De faire ma petite cuisine de mon côté, mes dessins, mon écriture, mon yoga, de mon mieux, sans chercher à dépasser, à imiter… Simplement moi, comme je peux, avec ce que j’ai, avec ce que je crois juste.

 

Moi avec mes qualités et mes défauts, ni mieux, ni moins bien qu’une autre, juste moi et c’est déjà beaucoup d’essayer de garder cette ligne, de ne pas se trahir, de s’aimer tous les jours et de se respecter.

 

Avec intégrité.

 

Parfois, on me dit, mais avec le yoga tu dois être si zen… ( « zen » étant souvent entendu comme synonyme de «cool» alors que la philosophie Zen, ne signifie pas cela du tout, mais c’est un autre sujet). Mais non, je ne suis pas plus « zen » que la moyenne, pas plus «cool», et je peux même faire de GROSSES colères.

 

La colère est une émotion, et comme toutes les émotions, elle nous renseigne sur ce qui va, ne va pas, ce qui nous rend heureux, malheureux, et donc, comme toutes les émotions il est sain et nécessaire de les vivre, de les exprimer, de leur laisser la place.

 

Il y a peu de temps je me suis mise dans une GROSSE colère. J’ai reçu des messages me signifiant qu’une personne copiait mes tableaux, littéralement. Et depuis, j’ai appris que cette personne était quelqu’un en qui j’avais autrefois toute confiance, à qui j’avais même offert des œuvres… Coup de couteau dans le dos…

 

Trahie.

Colère de titan.

 

Pas yogique ?

 

Et « Ahimsa » alors !? Ahimsa, principe de non-violence,  ne préconise pas du tout de se changer en une chose faussement angélique, sans colère, ni passion… Il s’agit de ne pas aller chercher cette violence, mais se défendre quand on est attaqué n’est en rien de la violence, c’est même un respect envers soi-même. Se laisser malmener serait une violence faite à soi, un non respect de sa propre intégrité. Le yoga m’a justement appris à être beaucoup plus forte, à ne pas avoir peur, à ne pas me laisser maltraiter, à affirmer mes idées, identifier mes limites et ne laisser personne marcher sur mes plates bandes.

 

Etre fort, se respecter et se faire respecter, c’est aussi un des principes du yoga, les postures telles que les guerriers expriment clairement ce besoin humain d’être fort, d’être capable de se défendre. La posture du Guerrier donc, Virabhadrasana, est un avatar de Shiva, Dieu de la transformation et de la destruction. Shiva crée cet avatar pour mener un combat  (car il est attaqué, il s’agit pour lui de se défendre), qui finit par la décapitation d’un roi appelé Daksha. Pas de quartier !

 

Ce Dieu, destructeur, n’est pas du tout perçu comme quelque-chose de violent, mais comme un pendant nécessaire à la vie. Car la vie n’est pas que douce, et rien n’existe sans son opposé : le bien sans le mal, l’ombre sans la lumière, la vie sans la mort, le jour sans la nuit, la lune sans le soleil… Le Yoga (union) parle de cet équilibre, entre les deux pôles. Tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Le yoga n’est pas un idéalisme béa, une philosophie qui nierait la violence du monde. La violence, la médiocrité, la méchanceté, la jalousie existent, on ne peut faire comme si ces laideurs humaines n’existaient pas, car comme le répétait Pascal : « Qui veut faire l’ange, fait la bête ».

 

Affirmer sa force, s’affirmer, être vrai, est le meilleur moyen de minimiser la violence justement. Montrer que l’on ne se laissera pas faire, que le combat ne nous effraie pas, que s’il faut le mener, nous le mènerons, vaillamment, parfois cela suffit juste à calmer les malintentionnés.

 

Etre fort, c’est être plus sûr de soi, mieux dans ses baskets donc moins prompt à nuire…

 

 

 

What the Godfather would have said?

GO TO THE MATTRESSES (which means : fight !)

 

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