Three little birds Pitch by my doorstep+ jah rastafari!

bird

Le petit oiseau. Il est là, juste devant la grande baie vitrée, me voit-il? Je retiens mon souffle, sur la pointe des pieds j’avance vers lui, si près, si près… Des réveils comme ça on en n’a pas tous les jours…

 

Signe?

 

Evidemment, l’univers demande à « être déchiffré comme un cryptogramme » écrivait André Breton dans Nadja. Je n’ai jamais oublié cette phrase, la magie qui allait avec. Je le dis, une fois de plus, je le répète, que vaudrait un monde, une vie, sans magie?

 

Cette magie, que recouvre-t-elle vraiment? Je me demande… Est-ce croire à l’incroyable? S’abandonner à ce qui ne peut (rationnellement) pas être? Voir le monde et s’en émerveiller tout le temps? Croire que ce petit oiseau est juste là, pour nous, pour nous dire: « don’t worry about the things, cause every little things gonna be allright »…

 

Je ne sais pas…

 

Je ne sais pas et j’aime, de plus plus, ne pas savoir. Ne pas savoir, ne pas contrôler , ne pas prévoir, laisser venir.

 

Cet abandon est un délice. Le délice d’une vie qui se vivrait comme ça vient. Avancer, avec le coeur, les tripes, laisser la raison de côté. Proust, le pur esprit, à la fin de sa vie, écrivait: « Chaque jour j’accorde moins de prix à l’intelligence(…) ». Cela ne signifie pas qu’il cherchait la bêtise, non, il voulait court-circuiter la prédominance de l’intellect sur la sensation.

 

Vivre selon son coeur, suivre ce que dictent les tripes, instinct animal, se reconnecter à cette puissance là.

 

Moi qui suis madame « je cogite »… Mais… Je réalise désormais que les plus belles choses de ma vie, viennent comme par hasard, comme si elles me trouvaient, comme si je n’avais rien fait pour y parvenir…

Rien fait?

 

Ou plutôt si, elles viennent à moi quand je suis mon plaisir, quand je suis mon instinct, quand je fais ce qui me rend heureuse, quand je renonce à ce qui me rend malheureuse, quand je n’ai pas peur de perdre, de laisser derrière moi les faux-semblants, les convenances, les relations, les positions sociales, mondaines.

Quand je perds, je gagne, toujours.

 

Avant j’avais si peur, tout le temps, renoncer, ne pas/plus être aimée?

 

Maintenant, je fais, je dis, ce que je crois juste, pour moi. Essayer, de ne pas se mentir, être vraie, envers soi, le plus dur des juges.

 

Et, bizarrement, étrangement, depuis que je m’applique ce traitement, les choses s’ouvrent, comme par magie.

 

Magie?

 

Magie de croire qu’il y a une voie, la nôtre, dans la vérité et l’abandon à cette vérité. Vérité= ce que je crois/sens juste. Abandonner la volonté de plaire, ou de ne pas déplaire, être ce que l’on est.

 

Ce que je suis?

 

= ce qui me rend heureuse, profondément heureuse, ce que je peux faire pendant des heures sans voir le temps passer, sans imaginer le regard des autres, juste moi, seule. Faire rejaillir cette joie profonde sur mon entourage.

Parce que la joie est contagieuse, cercle vertueux:  je « réussis » parce que je jouis.

 

Jouir la vie, parce que cette satanée souffrance judéo-chrétienne n’est qu’un engrenage de malheur, de maltraitance, de culpabilité que beaucoup d’entre nous trimballent depuis leur naissance. Comme s’il fallait souffrir pour justifier sa vie. J’ai longtemps cru ça, aujourd’hui, j’ai lâché ce poids mort, ce manteau de malheur. Je sais que la chair n’est pas triste et que le Graal n’est pas dans la flagellation, que la couronne d’épine, le chemin de croix, sont autre chose que ce qu’ils laissent percevoir. Peut-être symbolisent-ils cette mue, cette nécessaire mue que tout être doit vivre. La souffrance n’est pas une fin en soi, mais un instrument de connaissance, qui nous permet d’évoluer, un outil, à un moment de nos vies, mais qu’il faut savoir abandonner.

 

Parce qu’au bout de cette crucifixion, il y a, ne l’oublions pas, une renaissance, la lumière, la vie éternelle et surtout l’amour, inconditionnel.

 

Le Graal, c’est cette lumière que nous cherchons tous. Se libérer des ténèbres, percer le voile des apparences, enlever les couches, de l’hérédité, de l’éducation, de l’école, du rôle social, pour parvenir à cette petite lumière, mais si vive; cette lumière, cette étincelle qui fait de chacun un être absolument libre et heureux.

 

Car je crois que c’est profondément le sens de notre quête: se défaire de son manteau de malheur, abandonner la lutte, lâcher les peurs, ce que je crois devoir être/ faire pour « exister »…

 

ETRE  VS  EXISTER

 

abandonner la lutte, impermanence, immanence, naturellement, ça vient, laisser passer, d’elle même, ouvrir la porte, c’est ainsi, unir, tout est un…

 

PS: ma religion préférée, si je devais en avoir une, serait évidemment celle de Bob…

 

JAH RASTAFARI!

 

 

 

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