ma bohème

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
– Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
– Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

 

Ma Bohème…

Vivre, insouciant et libre, avancer comme la vie nous porte, accueillir l’inattendu, un pied devant l’autre, le soleil brûle la peau, mais c’est presque novembre, on n’y croit pas, on n’avait tellement pas prévu cette chaleur, les rayons puissants forcent à baisser les yeux, éblouis, abasourdis, le t.shirt finit pas coller, la gorge est sèche, desséchée, on rêve d’eau, dedans, dehors, se rafraîchir, on ne va quand même pas se baigner ?!

 

Une pulsion, incontrôlable, on n’a même pas pris de maillot, on avance vers le sable en se déshabillant, puisqu’il n’y a personne, puisque l’air est brûlant et que la vie est courte ; On entre dans l’eau, on ne frissonne même pas, baptême rédempteur, on ressortira différent; se baigner nu c’est toujours cette symbolique là, une forme de retour à une innocence perdue,  nos origines, le mythe du bon sauvage, avant la société corruptrice; j’y pense chaque fois.  La sensation est bien différente, étrange comme un petit morceau de tissus change tout. On est dans l’eau salée, même pas froide, on reste longtemps, on n’en revient pas de cette opportunité là, on glisse, on sens chaque mouvement, on regarde le ciel, ébahis, novembre….

 

On n’avait pas prévu…

 

C’est toujours comme ça que la vie nous rend heureux, quand elle nous prend par surprise, à l’improviste, les meilleurs moments sont ceux que l’on ne planifie pas. Accueillir, laisser la porte ouverte, vivre en bohémien, les cheveux au vent, pied nu, aller où la vie nous porte, au jour le jour, insouciant, libre.

 

Ma bohème…

Ce mode de vie, courant artistique du XIXème siècle, ces artistes  qui rejettent les valeurs bourgeoises: vivre en suivant son cœur, ses envies, son instinct.

Animal ?

Un peu…

Animal un peu… Se reconnecter à cette puissance là, la nature permet ce retour à notre être profond, qui l’on est, en dehors du monde, de la société, ETRE.

Sentir la pulsion de vie, la puissance d’être vivant.

Vivant.

Ma bohème…

 

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