sunday morning

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On s’éveille naturellement, le dimanche c’est comme ça, un avant-goût de paradis, pas d’horaire, pas de contrainte, laisser couler le temps comme il vient. On enfile un t.shirt, un short, puisque les nuits ont commencé leur moiteur, on s’habille un peu pour quitter la chambre.

 

On a dormi les fenêtres ouvertes, les oiseaux piaillent, c’est bon signe, signe que le soleil brille, que le ciel est bleu. On le sait avant d’avoir tiré les rideaux, on se délecte de ce geste théâtral, la grande baie nous réservera un éblouissement, on s’attend au moins à ça.

La promesse d’éclat est au rendez-vous, pire qu’un éblouissement, les rayons brûlent déjà, le ciel irradie d’azur.

 

« – On prend le petit-dèj’ dehors ? »

 

On est comme des enfants, excités à l’idée de cet été qui démarre. On dresse la table sous le cerisier, mi-soleil/mi-ombre, le chat a choisi son camp, il fuit l’astre brûlant. Son manteau l’encombre désormais, le pauvre ne peut pas se mettre en maillot. Alangui sous ses abris de fortune, il prend des poses, rêvasse et frémit ; la farniente, c’est son credo de chat partisan du moindre effort, sa condition de chat simplement.

 

S’abandonner à vivre.

 

Le petit déjeuner s’étire, tant que la cafetière est pleine…On entend les rires des petites voisines, elles jouent sur leur trampoline, les éclats jaillissent dans l’espace pur de ce matin radieux, la bonne humeur est contagieuse.

 

On attrape sa tasse, du Fatboy au matelas, les pieds dans l’eau, fraîche encore, mais baignable puisqu’on a déjà besoin de se rafraîchir, on frissonne, on pousse un cri en entrant, le ventre surtout, le liquide saisit, après c’est l’extase, le corps se rétracte, puis s’abandonne, on entame nos premières longueurs. L’homme attend au bord, il prépare l’itinéraire, il aime les cartes, synonyme d’aventure, cet après-midi nous randonnerons. Mais maintenant il plie méticuleusement l’encombrant papier, puis plonge à son tour, sans un bruit, lui ne crie jamais en entrant dans l’eau froide… La fidèle pieuvre-thermomètre indique 21°c, moi je dis que c’est moins, lui dit que c’est plus, à la Marseillaise, il faut toujours qu’il exagère tout…

 

Le jasmin exhale ses envoutantes odeurs d’été, je fais le tour, le petit tour du propriétaire, je me délecte de la poussée spectaculaire des plants de tomates, la récolte promet des merveilles, le basilic lui s’est fait dévorer, en une nuit, limaces voraces, mais je ne les vois jamais, Arsène Lupin de mon potager, le jour elles disparaissent, impossible de les attraper. Je n’ai pas dit mon dernier mot.

 

Je replonge dans l’eau, déjà mouillée le contraste est moins violent. Je regarde le ciel, je me perds dans ces infinies nuances de bleu, j’ai le sentiment, juste là, maintenant, d’un moment parfait, je m’y accroche. Pour conjurer le sort, incorrigible superstitieuse, je remercie, je remercie encore.

 

Merci.

 

Apres il faut sécher, allongés au soleil, se faire mordre autant que possible, s’abandonner à cette langueur des dimanches matin…

 

Sunday Morning (ici)

 

Sunday morning, praise the dawning
It’s just a restless feeling by my side
Early dawning, Sunday morning
It’s just the wasted years so close behind

Watch out, the world’s behind you
There’s always someone around you who will call
It’s nothing at all

Sunday morning and I’m falling
I’ve got a feeling I don’t want to know
Early dawning, Sunday morning
It’s all the streets you crossed, not so long ago

Watch out, the world’s behind you
There’s always someone around you who will call
It’s nothing at all

Watch out, the world’s behind you
There’s always someone around you who will call
It’s nothing at all

Sunday morning
Sunday morning
Sunday morning

 

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