Naked mind is the clearest

chacun

 

Une période bien étrange, une espèce d’énergie, bizarre… Mon esprit erre, paniqué à l’idée de perdre, de renoncer. Je réalise à quel point, la vie n’est qu’un perpétuel changement, à quel point freiner le flot, se mettre en travers n’est pas naturel.

Les grèves, les blocages… Ces personnes qui vivent dans la peur de perdre, les arguments, du passé « nos ancêtres se sont battus pour ça… », mais nous ne sommes plus à la même époque ! Le monde n’est plus du tout le même, les enjeux sont drastiquement différents ! Le concept même de croissance est révolu, si nous continuons à vivre selon cette macabre nécessité de croître nous disparaîtrons tous. Mais, je pense que chacun, au fond de lui, n’imagine pas la fin de l’homme possible, à courte échéance…

 

Je voudrais, en ce moment même, m’exiler au Bhoutan, ce tout petit pays, qui ne parle pas de PIB mais de BIB (Bonheur Intérieur Brut) ; ainsi juge-t-il la richesse et la prospérité de son pays en fonction du degrés de bonheur de ses habitants… Nous qui ne savons que parler pouvoir d’achat, croissance… Quel fossé de civilisation… Nous qui ne vivons que dans la PEUR de perdre…

 

Evidemment que vivre c’est perdre, mais ce n’est pas forcément une chose négative, la perte d’un emploi, peut aussi nous amener à complètement repenser nos vies, à nous poser cette question : qu’est-ce que c’est que vivre ? Est-ce que la vie que je mène en ce moment correspond à mon idée du bonheur ? Et ainsi, indécente question, suis-je heureux ?

 

Le premier ministre du Bhoutan, disait (en substance), ceci : «  La poursuite du bonheur est le but de chaque être humain, c’est son moteur, ce à quoi il ne doit jamais renoncer ; » Etrange, comme nous, sociétés « développées », avons mis cette quête à l’index en ne poursuivant qu’un CDI, nouveau Graal, qui nous permettra de consommer toujours plus.

 

Quitter la peur.

 

La peur de déplaire, la peur de perdre…

Toujours cette même dualité : est-ce que mes choix sont dictés par l’amour, la confiance ou par la peur ?

 

Je me bâts, au quotidien, pour tordre le cou à la peur, parce que cette sournoise trouve toujours une petite fenêtre mal fermée pour pénétrer dans mon âme imparfaite et influençable.

Laisser mon cœur, mes entrailles diriger mes choix, lâcher ce qui ne m’apporte plus rien, absorbe mon énergie, ma créativité, pille mes idées, ce que je suis, ou pire me blesse. Que ce soit un travail ou des « amis ». Savoir faire le tri dans ses relations est aussi un gage de santé mentale, d’intégrité.

 

Laisser partir sans rancœur, ni haine, ni peur ce qui ne nous rend plus heureux. S’abandonner à cette confiance totale et absolue en la vie, parce que retenir le flot, tenter de le contrôler ne nous apportera que du malheur.

 

TRUST

LET GO

SURRENDER

LOVE

 

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