yoga profession de foi ( ou pourquoi, comment je suis devenue professeur de yoga)

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Deux grandes forces peuvent diriger nos vies : l’amour ou la peur. Nous pouvons choisir de vivre en suivant l’un ou l’autre principe. L’un partira du cœur, de nos entrailles, de notre intuition, en dépit du regard d’autrui ; l’autre sera dominé par nos frustrations, notre volonté de dominer, de nous imposer.

 

L’un apportera l’harmonie, durable, l’autre sera une fuite en avant, éperdue et malheureuse.

 

Il y a quelques années je suis allée, pour la première fois, suivre un cours de yoga. Je n’étais pas mue par une intuition profonde, non, un étrange sentiment, un mélange de peur et d’amour. J’étais là parce que je voulais comprendre quelqu’un que j’avais perdu. Un amour enfui, fini violemment, me rendre à ce cours c’était tenter de comprendre cet homme (qui était un fervent pratiquant), vouloir aussi, d’une certaine façon prolonger le lien, ne pas le perdre. Cette terrible peur de perdre, cet amour auquel je ne voulais pas renoncer. Il fallait pourtant continuer à avancer. Ma raison me disait que c’était mieux sans lui, mais mon corps était encore si imprégné de lui, dépendant, comme drogué, je ne m’appartenais plus, j’étais complètement en dehors de moi. Je ne supportais pas cette violence d’avoir été tout, puis du jour au lendemain plus rien, plus jamais. J’étais si frustrée, si en colère, si malheureuse.

Il me fallait, je crois, une sorte de sas de décompression. Peut-être mon instinct me dirigea-t-il vers ce studio, une espèce de force de vie, qui, malgré la souffrance, persistait. Car, déjà, je pensais que rien n’arrive par hasard, que la vie ne nous apporte pas ce que nous voulons mais ce qui est bon pour nous. J’avais cette foi, malgré la blessure à vif, cette confiance absolue en la vie.

 

J’ai déroulé mon tapis, un peu intimidée, les autres élèves autour de moi semblaient expérimentés. Moi je ne savais rien faire, moi j’étais raide, moi je sortais d’une opération, je n’avais plus de muscle, je me sentais si fragile, si incapable, si nulle. Je me suis abandonnée pourtant. J’ai suivi la voix douce, j’ai suivi cette femme bienveillante. Si je dois me souvenir de cette première expérience, c’est exactement ce qui me revient : la bienveillance. A ce moment de ma vie, exactement à ce moment, c’est de cela dont j’avais le plus besoin : que quelqu’un porte sur moi un regard bienveillant, qui est aussi une forme d’amour.

 

Je suis partie. Où ? Je ne sais pas… Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé mais je suis ressortie, déjà, profondément différente, bien, apaisée.

 

J’étais entrée pour lui, je suis ressortie avec moi.

 

Les mois ont passé, mon corps s’est assoupli, musclé, j’ai, pas à pas, retrouvé des forces, des couleurs, j’ose même dire une forme de joie, de bien-être intérieur.

 

Alors je me suis accrochée, j’ai « fait » du yoga, beaucoup de yoga, parce que je sentais ce besoin profond de transformation, de brûler ce qui n’avait plus cours, de faire de la place, un grand ménage en somme.

 

Je n’étais pas mieux : pas moins seule, pas plus riche, pas plus belle, ma vie n’était pas moins dure, mais je commençais à l’accepter, à m’accepter, juste comme j’étais. Je n’avais pas besoin d’être plus. Etre moi, libérée de ce que je croyais qu’il fallait que je sois pour être aimée.

 

Le yoga opérait sa magie, peu à peu, il me menait sur le chemin de l’acceptation, de mon passé, des autres, de ce que je suis, fi de la Julie « idéale ». Il me disait que j’étais juste assez bien comme j’étais. Que cela plaise ou non, libérée du besoin de plaire, de bien faire.

 

« Juste assez bien comme je suis ».

 

Je n’ai pas lâché ce mantra.

 

Les années ont passé, j’ai suivi différents professeurs, différentes formations, chacun m’a apporté quelque-chose, mais jamais, jamais, je n’ai suivi personne comme un gourou. Je crois que notre seul gourou, c’est nous, notre intuition, la philosophie que nous nous choisissons, la spiritualité que nous nous fabriquons, au gré des rencontres, des lectures, des expériences, de ce que nous croyons juste.

Elle évolue toujours, sinon ce serait dangereux, cela signifierait que mon esprit n’est plus ouvert.

 

Car le yoga, c’est aussi cela, une ouverture d’esprit, ne rien rejeter « d’avance », ne pas croire que j’ai raison, que je sais mieux que les autres, non, non, non. J’enseigne le yoga de mon mieux (un des mes autres mantra : fais de ton mieux), aves mes maladresses, mes intuitions, mes qualités et mes défauts. Mais je le fais avec beaucoup de conviction, d’implication et de bienveillance envers mes élèves.

 

Je voudrais leur transmettre tout ce que le yoga m’a appris, apporté. Physiquement, bien sûr, un corps plus souple et plus musclé, un sentiment d’avoir créé de l’espace à l’intérieur, de sentir profondément l’énergie qui circule, d’avoir une bien meilleure santé, une bien meilleure vitalité. Mentalement je me sens plus ancrée, plus sereine, plus calme, plus équilibrée et… beaucoup plus heureuse aussi.

 

Et surtout j’ai abandonné ce besoin de contrôle : vouloir contrôler la vie, les événements, les autres, moi-même.

Le yoga permet cette parfaite présence à l’instant que l’on nomme « pleine conscience », ne pas vouloir plus, ailleurs, mieux, mais juste ici et maintenant comme on est.

 

J’ai tant de chose à écrire sur les bienfaits du yoga… Mais rien, non rien ne remplacera l’expérience que je vous invite à venir faire : « Il ne me suffit pas de lire que les sables des plages sont doux ; je veux que mes pieds nus le sentent » Gide, Les nourritures terrestres.

 

Ressentir. Vivre. Faire l’expérience du moment.

 

Le yoga que j’enseigne est un yoga dynamique, basé sur le souffle, la conscience de soi. Prendre le temps d’assister à un cours, c’est vous accorder une pause, un moment de silence, de connexion à ce qu’il y a de plus profond en vous, juste pour vous.

D’abord, ce que je vous dirai vous semblera ésotérique : « Ce qui se passe sur votre tapis de yoga se passera à l’extérieur, dans votre vie » ; « Ce qui existe à l’intérieur de vous existe à l’extérieur de vous »… Mais je ne vous demanderai pas de me croire, je ne serai jamais votre gourou parce que je ne sais pas mieux que vous…

Aujourd’hui, encore, je suis un « work in progress », aujourd’hui et toute ma vie… Plus je pratique, plus je « progresse », plus je réalise que je suis débutante. C’est un long chemin… Et c’est justement ce qui compte ici : ce n’est pas la destination, les postures compliquées, périlleuses, mais le chemin, la transformation que nous constatons, dans nos esprits, nos corps, autour de nous, le plaisir que nous y prenons.

Je vous propose de vous transmettre, ce que je sais, ce que je sens juste, vous accompagner, humblement, sur le chemin vers vous-même, avec bienveillance et attention.

 

Juste vous, et c’est déjà merveilleux.

 

Venez comme vous êtes : heureux, malheureux, perdu, en colère, malade, bien portant, petit, gros, souple, raide, jeune, vieux, motivé, démotivé, débordé…

 

Le bon moment pour commencer c’est maintenant.

 

Le bon moment pour prendre soin de vous, parce que personne d’autre ne le fera.

Le yoga c’est aussi prendre sa vie en main, l’améliorer, vouloir relever le défi fou d’une vie heureuse et accomplie : la vôtre, parce qu’on n’en a qu’une, qu’elle est précieuse et qu’à travers le yoga c’est aussi cela que nous célébrons.

 

 

Si vous êtes intéressé par des cours privés ou collectifs, n’hésitez pas à me contacter:hello@mysunnylifeproject.com ou consulter ma page: https://www.facebook.com/juliedebesombesyoga/

 

 

Merci à Kasia (http://www.kasiakozinski.com) pour cette jolie séance photo, nature…

 

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