be yourself no matter what they say+ happy new year!

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Vierge, blanc, comme cette page vide devant laquelle je suis assise. Une nouvelle année, la nouvelle année? Faut-il en avoir peur? D’abord, je dois bien l’avouer, les pages blanches me terrifient, le cauchemar des écrivains, une sorte de précipice, de terrifiant vertige… Par où commencer? Si l’angle d’attaque est mauvais, banal c’est tout le propos qui s’effondre. Mais malgré l’effroi chaque fois, je saute. Je ferme les yeux et je saute dans le vide.

 

 

Kamikaze? Un peu… Tête brûlée? Beaucoup. J’entends les critiques, les mises en garde, les sarcasmes parfois: « Tu agis et tu réfléchis après », « Tu prends des risques », « Tu ne devrais pas… », « Sois prudente »…

 

Bien sûr,  souvent, je me heurte effectivement à des murs, parfois violemment, alors surviennent les: « Je te l’avais bien dit, ne viens pas te plaindre… ».

Parce qu’il y a des gens qui vivent si précautionneusement qu’ils ne vivent pas du tout.

 

Ceux qui n’envisagent aucun changement dans leur vie, même si cette dernière est terriblement ennuyeuse ou pire.

J’ai fait partie de ceux-là, qui suis-je pour jeter la pierre, donner des leçons?!

 

Personne, juste moi.

 

C’est précisément à cela que ma petite expérience de vie me mène. Le point d’orgue de tout une existence me conduit à ce constat: être qui l’on est, rien d’autre que cela, rien.

 

Nouvelle année, grande résolution?

 

Quand je suis rentrée de vacances, samedi,  deux cartons m’attendaient, je ne m’y attendais pas, j’avais oublié, l’exil, la forêt, le grand air, l’absence de connexion avaient exacerbé ma nature sauvage (et parfois, il faut bien l’avouer, misanthrope), j’étais bien, profondément bien, apaisée, reposée, détachée.

Mais j’aime les colis, comme une petite fille qui se délecte des surprises, je me suis empressée d’ouvrir ces cartons.

Trente exemplaires de mon roman, en vrai, physiquement palpables!

Une sorte d’éclair de joie m’a traversée, un sentiment d’accomplissement, de travail achevé. Un objet, que j’avais crée, moi. Quelque-chose sorti de mon esprit, de ma fantaisie surtout.

Fière?

Je ne crois pas,  l’ego n’avait rien à voir la dedans, plutôt la sensation d’avoir eu le courage d’être moi, de « suivre ma pente » pour reprendre l’expression de Gide, d’être allée au bout de mon rêve.

Ce livre, c’était ma victoire sur moi-même, sur mes peurs, mes doutes, celles des autres.

 

La critique?

Bonne et moins bonne, bien sûr, c’est le jeu mais peu importe, car ça n’est pas l’enjeu.

L’enjeu était de faire quelque-chose qui me ressemble, avec toutes mes maladresses, mes aspérités, mes joies, mes tristesses, mes questions, mes doutes, mes certitudes, mes convictions, mes rêves, mes fantasmes…

 

Car ce que j’aime lire, moi, c’est la vie des autres, comment chacun se débrouille avec l’existence, ses grandeurs et ses arrangements peu glorieux… Oui j’aime lire ça, cette vérité là, voir comment les gens sont, dedans, quand les masques tombent.

 

Prendre le risque de déplaire?

OUI

Surtout prendre le risque de déplaire pour pouvoir être aimée pour ce que l’on est.

Pour ce que l’on est!

 

Sans mensonge, sans dissimulation, sans posture.

 

« Le plaisir aristocratique de déplaire » écrivait Baudelaire, qui, le pauvre, a été mis au pilori quand Les Fleurs du mal ont été éditées, le plus grand recueil de poésie de tous les temps… Mais il n’a pas renoncé car ces « fleurs maladives » étaient ses entrailles, son âme mise à nue.

 

« Ce que l’on te reproche cultive le, c’est toi », écrivait Cocteau. Cette phrase, je me la répète souvent, quand les recommandations, les peurs des autres commencent à grignoter ma confiance, j’ajoute les mots de Montaigne: « Pourvu que je me fasse voir tel que je suis, je fais mon effet(…) ».

 

Je me les suis répétés comme un mantra, pour tenir le coup, quand un éditeur m’a proposé une glorieuse publication, mais en changeant ceci et puis cela et encore ce chapitre là… « Mais ce n’est plus moi alors? » lui ai-je répliqué…  » Mais vous le voulez Julie ce succès?! »

Je veux réussir en étant ce que je suis ou rien.

Parce que, quel serait le prix de cette compromission? Me perdre, donner une image tronquée de moi. Mentir en somme.

Pour quoi?

Pour une satisfaction de l’ego?

Pour un reflet dans un miroir?

Pour une apparence sociale?

 

« Pourvu que je me fasse voir telle que je suis je fais mon effet… »

Surtout vis à vis de moi… Ma résolution pour 2016, c’est encore et toujours avoir ce courage là, le courage d’être soi.

 

Je vous souhaite une merveilleuse année, qu’elle vous donne aussi ce courage là, le courage d’être vous, profondément vous et que l’on vous aime pour cela.

 

Love

XXXX,

 

Julie

 

Ps, la version « papier » du roman est disponible sur Amazon:

http://www.amazon.fr/année-grandes-vacances-Julie-Besombes-ebook/dp/B010GLMFAA/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1451900611&sr=8-1&keywords=une+année+de+grandes+vacances

 

sur toutes les plateformes de vente en ligne et… dans toutes les librairies.

 

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