Surrender or what?!

 

Petit clin d’oeil à mes copines yoginis, cette vidéo me fait toujours rire, elle dégonfle les ego, dans un univers qui n’en manque pas!

 

Ceux qui me lisent souvent connaissent ma « yoga story » (ici); ceux qui me connaissent dans la vie, savent ma vision mystique de l’existence: rien n’arrivent par hasard…

 

Ainsi fallait-il que je vive cette chose pour parvenir à celle-ci… Le yoga est donc arrivé dans ma vie par des chemins détournés, mais il est arrivé… presque malgré moi.

 

Malgré moi?

 

Et si les choses les plus importantes sur notre chemin étaient celles qui nous arrivaient sans que nous les ayons choisies, décidées? 

Je sais ce que cela signifie, cela pose la question du libre arbitre.

Oui et non, parce que,  nous avons toujours cette possibilité de dire non.

Depuis quelques temps je me trouve confrontée à ce dilemme.

Quand j’ai cessé d’être professeur de lettres, j’ai juré: plus jamais prof! JAMAIS.

Mais… comme s’il y avait une force, quelque-chose qui mes ramenait toujours vers cela: enseigner.

 

J’ai donc rangé mes cartons de cours, posté ma lettre de démission, enterré cette partie de ma vie.

Quel bonheur d’être à mon tour élève, de payer mon cours de yoga, de m’abandonner à un enseignant. Pendant quelques années j’ai fait cela et j’y ai pris un plaisir, mais un plaisir… Au fil des mois et de mon engagement, des formations que j’ai pu suivre, les demandes ont commencé à surgir: tu ne me donnerais pas des cours?

Non.

Je ne veux plus être prof!

Non.

Et Puis une amie enseignante, m’a demandé de la remplacer, de temps en temps, je l’ai d’abord fait pour lui rendre service, un cours en passant… mais… Je me suis mise une pression folle, j’ai travaillé, préparé et repréparé mes séances. Et je me suis donc retrouvée devant… des élèves…

 

Comme le vélo, enseigner ne s’oublie pas, que ce soit de la littérature ou du yoga, il s’agit toujours de transmettre, de guider et d’aimer, je crois.

J’ai revu les élèves, une fois, deux fois, trois fois…  j’ai  repéré leurs forces et leurs faiblesses, j’ai vu les tensions, les blocages, les peurs, ceux qu’ils faut pousser, encourager, ceux qu’il faut ralentir, centrer,  j’ai imaginé jusqu’où je pourrais les accompagner…

Et maintenant me voici bien embêtée car la question, comme une petit bête se promène dans ma tête… Et si j’enseignais le yoga? et si je m’engageais sur un créneau régulier…?

Et voilà…

Parce que, finalement, il y a ce côté de moi, la transmission, naturellement j’aime ça, donner des clés à un individu pour lui permettre d’atteindre son plein potentiel, lui montrer le chemin tout au moins, car qu’est-ce d’autre qu’enseigner?

Accompagner, l’étymologie du mot « pédagogue » renvoie à ceci.

 

Accompagner comme on m’a accompagnée, faire un bout de chemin avec eux, puis les voir s’envoler…

J’ai toujours aimé être le témoin (et l’acteur) de ces métamorphoses. Voir dans chacun l’extraordinaire potentiel, l’extraordinaire unicité, voir les yeux se mettre à briller quand une personne prend confiance, devient « plus » que ce qu’elle croyait être. Quand une personne est encouragée à persévérer dans son être, à faire l’expérience d’elle-même, sans barrière, sans jugement, sans norme.

 

Peut-être est-ce mon chemin? Car qu’elle que soit l’énergie que j’emploie à m’écarter de cette « fatalité », elle me revient comme un boomerang.

 

Et si  cette (douce) fatalité existait? Et si finalement, le bonheur, le fait d’être parfaitement sur son axe consistait à s’abandonner, à laisser venir ce qui doit venir:

« Freedom is the ultimate act of surrender that says that you don’t need to know the whole plan but that you willing and able to trust that all is good, that you are exactly where you need to be, that each moment is a blessing. »

 

Surrender, or what?!

 

 

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