Yoga shoot

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Un pied devant l’autre, à la fois la même et une autre, changée.

 

La sensation d’avoir été purgée, drainée, vidée jusqu’à l’atome de ce qui encombre, de ce qui ne sert plus. Puisque le corps garde l’empreinte de tout. Descendre de couche en couche, atteindre les tissus, profondément, le laisser s’ouvrir.

S’abandonner, lui offrir l’opportunité de s’exprimer, il a tant de choses à dire…

Privé, maltraité, négligé, contraint, le pauvre porte la marque de nos névroses privées et sociales.

Ici on lui donne un terrain de jeu. Maladroit d’abord, le malheureux n’est pas habitué à tant de liberté, il tombe, se raidit, tremble devant ces possibilités infinies.

Puisqu’il peut tout… Mais on lui a appris le contraire, des siècles de corset, de honte, de positions imposées par la bienséance.

Sur le tapis, on lui laisse toute sa place : jambes écartées, fesses en l’air, tête en bas, poitrine en avant, hanches ouvertes…

On écoute ce qu’il nous murmure ou nous crie : les douleurs inscrites dans la chair, les blocages, les peurs, les non-dit. Puisqu’il ne ment jamais et nous met face à nos refoulements, indubitablement.

On va loin, de tissus en tissus, on descend en soi, microcosme, pour se connecter à tout ce qui nous relie, macrocosme.

Je ne suis pas celle que je croyais être.

Je suis.

On fait l’expérience de ce constat, être.

Je suis.

On est étonné, sidéré d’abord, de faire cette expérience, l’expérience de soi.

Incarnée, légère et ancrée. On a fait de la place, un corps plus vaste, des possibilités insoupçonnées.

On explore, on ne se lasse pas de ce voyage, l’énergie circule, on sent le contact de l’air sur notre peau, les pulsations du cœur, la manifestation bruyante et concrète de notre existence.

On ramène son esprit à l’instant, ici et maintenant puisqu’on a payé pour ça. Un moment pour nous, juste pour nous, on en profite, y a pas de mal à se faire du bien.

On prolonge le délice, on pénètre la sensation, on sent les muscles étirés, travaillés, le corps tendu, le corps vivant, la sensation de puissance qui en découle.

On prend la responsabilité de soi : un corps fort pour un mental fort, un corps souple pour un mental souple. Puisque l’un ne va pas sans l’autre, on s’emploie à les réunir, à les unir, à les fusionner, un travail d’amour en somme.

Le processus alchimique est en place, peu à peu la pratique imprime le changement, des intuitions nouvelles, des attentions à l’instant, une acuité fraîche, comme si cette expérience du corps nous menait à quelque-chose de plus grand que nous. Une force que l’on perçoit, une sorte d’énergie, puisqu’ici il ne s’agit pas de croire mais de faire l’expérience de…

Si on osait, on prononcerait le nom.

Dieu ?

 

 

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