grow where you are planted

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Je cours, il est des moments comme ça, tout en même temps. Une espèce de tourbillon, de rythme effréné. Loi des séries, le semblable attire le semblable. Vivre sans respirer, d’un point à un autre, d’une tâche à une autre, un article à boucler, une lecture à achever, un appels/ des appels, le quotidien à assurer,  la maison à faire tourner, et pourtant… Hier, en fin d’après-midi, comme je rentrais de la biocoop ( j’adore la biocoop à côté de chez moi, c’est une sorte de bazar dans lequel on trouve tout, mais vraiment tout) j’ai changé d’itinéraire, j’ai pris la petite route, le tout petit chemin de la Guiramande.

 

D’abord il faut traverser une voie ferrée, c’est un peu l’aventure qui commence, une sorte de frontière entre la ville et la campagne. Une campagne désuète, l’ancienne  demeure du garde barrière est flanquée d’un potager bien peigné: l’épouvantail, les CD accrochés dans les arbres pour effrayer les indésirables (ont-ils vraiment peur, les espiègles  pies semblent s’en moquer). Au début du printemps il y a également le gros lila, un jour je m’arrêterai avec un sécateur pour marauder un bouquet. Le sas passé, on s’enfonce dans la colline, de part et d’autre les petits chênes trapus, les arbres de judée rose bonbon, les oliviers; la route est étroite, j’ai toujours peur de croiser une autre voiture, l’une des deux devrait reculer… En haut, je le sais, je l’espère, il y aura les lamas… Un élevage ici, parfois j’en vois un , au bord du chemin, magie de ma journée. Et puis il y a les fleurs, les étendus de fleurs sauvages sur le plateau et la vue sur Sainte-Victoire. Je décapote ma minuscule voiture, j’ose, je tends un bras pour sentir l’air et la liberté, JE SUIS, maintenant touché du doigt la perfection de ce moment, les cheveux au vent, l’air chaud, brûlant déjà.

 

La maison est au bout du chemin, le jardin attend mes attentions, il est assoiffé, le chat frotte sa jolie tête de chat sur mes jambes, sa petite maîtresse est de retour et avec elle la promesse de caresses et surtout d’une bonne ration de croquettes. Je fais le tour du propriétaire, chaque jour, immuable rituel, prendre conscience de son bonheur, apprécier l’endroit dans lequel on vit, pas ailleurs, pas plus tard, mais maintenant. Le thermomètre-pieuvre de la piscine indique 25°c, une invitation, un irrésistible attrait, je jette mes vêtements, l’eau élimine la journée, les soucis, les « à faire », baptême quotidien pour renaître à soi. Le chat s’impatiente, les enfants du voisin rient aux éclats, une atmosphère joyeuse a envahi le quartier, l’été est définitivement lancé…

 

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