de la légèreté

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Je l’attendais comme une enfant attend la colonie de vacances, une promesse de joie, une bulle de savon, colorée et légère. Voilà ce que je voulais, rien  de plus, rien de moins. Mais parfois, lorsque les attentes sont hautes, on est déçu, la réalité est souvent moins belle que nos expectations.

 

Mais parfois aussi, elle dépasse nos aspirations…

 

Et voilà que le rêve devient réalité.

 

Cinq jours, cinq petits jours, mais cinq jours dont on a extrait la sève, bu chaque minute comme un nectar précieux.

Vivre en Robinson, j’en rêvais, j’ai proposé, louer une hutte sur la plage, les pieds dans le sable, partager à quatre un moment hors du temps, pour mieux en prendre la mesure justement. Puisqu’on ne vit qu’une fois…

 

Comme une petite fille qui joue à la dînette, je me réjouis de cette maison miniature, de cette proximité forcée, de cette intimité partagée, moi qui cohabite si mal d’habitude… La petite terrasse de bois, les palmiers, les bananiers, les Bougainvillers, ici la végétation est généreuse, ici c’est un peu Bali et pourtant tellement Saint-Tropez…

 

Les journées s’organisent autour de notre bon plaisir, manger quand le ventre réclame, nager quand le corps a trop chaud, jouer, parce que c’est la seule façon de réveiller notre enfant intérieur, celui qui se cache trop souvent et celui qui pourtant recèle notre vérité, qui nous sommes vraiment.

 

Je trouve que nous ne jouons plus assez souvent.

 

De la plage au bateau, du paddle au tuba, de la hutte à la terrasse… Les apéritifs s’étirent jusqu’à minuit, le tête tourne trop mais c’est ce qu’on veut, le lâcher prise, accéder à cette légèreté qui nous fait (parfois) défaut. Car je suis souvent trop intense, mais juste avant de partir, j’avais décidé, une sorte de déclic, de prise de conscience existentielle, Montaigne était venu me le murmurer:

« Il y a tant de mauvais pas que, pour le plus sûr,  il faut un peu légèrement et superficiellement couler ce monde; et le glisser non pas l’enfoncer (…) »

 

De la légèreté…

 

Car tout passe si vite, car on ne regrette jamais le plaisir que l’on a pris, car je suis persuadée que « notre grand et glorieux chef d’oeuvre c’est vivre à propos », rire autant qu’on le peut, s’entourer de cette bienveillance heureuse…

 

Alors on a trop bu, alors les bains de minuit, alors écouter Shine on your crazy diamond en regardant les étoiles, alors…

 

Alors la petite nostalgie ce matin…

 

Parce qu’on voudrait rattraper le temps, le dilater parfois, « courir le mauvais et se rassoir au bon »…

 

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