Que la campagne est belle

lub1

 

Aller à pied,  rétablir les distances à portée de jambes, acte ancestral, rassurant, possibilité infinie de découvertes;  je ne dépends de rien ni de personne, d’aucune technologie, d’aucun contretemps, d’aucune panne, d’aucune pollution.

 

Je vais comme je veux, à l’allure d’un sénateur pour paraphraser La Fontaine, je prends mon temps, celui de respirer, de m’arrêter, de contempler.

 

A cette allure, une sorte de retour vers le passé opère, je suis au XIXème siècle, je croise des bergers, des troupeaux de moutons, un cheval de trait, une campagne qui vit, loin, loin de la suffocation des villes. Chacun se salue, c’est étrange, ici l’autre n’est plus un anonyme, une menace; quand on croise quelqu’un on lui dit « bonjour » et même avec un sourire… La ville serait-elle une agression?

 

On s’enfonce dans les bois, touffus, le Luberon a ses exubérances. Je me souviens, j’avais un parent éloigné, du cru, il disait:  « Il est méchant, le Luberon, il est beaucoup fourré… » prononcé comme une malédiction, la petite fille que j’étais en fut très impressionnée. Aujourd’hui encore, je me méfie et si on se perdait?

 

Mais c’est aussi ça l’excitation, le jeu de piste, chercher sa route, perdre ses repères, pour se trouver? Traquer les signes, les balises, observer le jour qui décline, combien reste-t-il de kilomètres?

 

De chemins vicinaux, en petites routes de campagne, nous allons de découvertes en émerveillement: un hameau de pierres sèches, l’irrésistible charme d’une chapelle posée au milieu de nulle part, les mots de Thomas More en cadeau,  une toute toute petite mairie, un lavoir dans lequel on se rafraîchit, un panorama sublime, les montagnes à perte de vue, deux serpents qui sortent leur tête en même temps, le petit frisson, un réseau de grottes, un ermitage, une cascade dissimulée au coeur de la forêt, une ruisseau à traverser, une colonie de vacances abandonnée, et si on entrait à l’intérieur pour voir?

 

Méditer au bord d’un chant de Lavande, de coquelicot, respirer plus fort, nettoyer complètement son esprit, ne penser qu’à la cadence bien réglée: un pied devant l’autre.

 

Demain?

 

On verra bien…

 

 

lub2 lub3 lub4 lub5 lub6 lub7 lub8 lub9 lub10 lub11 lub12 lub13 lub15 lub16 lub17lub19lub20lub21

 

Favoris

Capture d’écran 2015-01-19 à 09.33.44

la disparition des lucioles

  Ce n’est pas une histoire lumineuse que je vais vous raconter aujourd’hui, ma gorge est encore serrée de ce malaise palpable, de ce désespoir qui suintait des murs délabrés.... Lire la suite ...

delos17

Apollon, Délos et moi

  Elle se mérite, on n’arrive pas sur une île comme ça, par hasard, l’insularité est une démarche volontaire. Il faut la vouloir, la désirer. Prévoir, prendre ses dispositions pour... Lire la suite ...

myk1

Mykonos

  D’abord il y a le bleu, en bas, en haut, celui du ciel et de la mer, partout, sur les toits des églises, les portes, les volets et puis... Lire la suite ...

Somtimes

Un an après

  Un an déjà(ici)…   Je rentrais d’un merveilleux séjour à Edimbourg, la ville dans laquelle vivait ma soeur, une parenthèse enchantée, un moment de partage, de joie, de légèreté... Lire la suite ...

Abonnez-vous !

laissez moi un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code