PARTIR

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Je n’y vais plus très souvent, comme un amour qui prendrait ses distances, je deviens timide.

Je voudrais lui dire : « Tu m’as manqué. »

Mais les mots ne sortent pas… le temps diminue les ardeurs, dresse des murs infranchissables ?

La semaine prochaine je te retrouverai pourtant.

 

PARIS

 

Intimidée, excitée à la fois, chaque rue me sera une découverte, chaque pas un émerveillement

Puisse-je n’être jamais blasée de rien.

 

Redécouvrir la ville comme la première fois, comme cette fois où tu m’as prise dans tes bras.

 

D’abord il y aura le train, les paysages qui défilent, bobine en technicolor, rêves des possibles.

Sas entre deux monde, parenthèse de ma vie.

Puisque le quotidien tue, disent-ils… Il faut bien trouver des remèdes, tenter de vivre férocement.

Mais je l’aime bien ce quotidien… Justement si tu veux l’aimer toujours : Pars !

 

« Partir c’est mourir un peu » écrivait Edmond Haraucourt.

Mourir un peu pour se souvenir de soi ?

 

« L’absence est à l’amour ce que le vent est au feu

S’il est fort, il l’avive ; faible, il l’éteint par jeu

J’étais bien parmi vous, mais je pars aujourd’hui

Ailleurs, voir si c’est aussi bien qu’ici »

 

Partir c’est chercher l’aventure, l’inconnu, la vie qui chatouille, gratte là où ça fait du bien.

Comment vivre sans inconnu devant soi ?

Quand la vie devient certaine c’est l’ennui qui grandit. Comme un insidieux cancer, il croît en silence, malgré nous, puis un jour le mal est là et c’est trop tard.

Partir un peu pour ne pas partir toujours.

 

Eprouver sa liberté.

 

Frétillement d’existence, paillettes colorées, scintillements éphémères, la vie comme elle vient, sans certitude ni assurance.

S’ouvrir à ce qui est, maintenant.

 

Maintenant, parce que plus tard ce sera peut-être trop tard.

 

Partir pour vivre sans conditionnel passé.

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