le vendredi soir

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Le vendredi soir on s’étire, on s’étend, on s’étale.

 

On sait que l’on a deux jours gras devant soi. Deux jours bien gras, sans contrainte, sans réveil, sans horaire.

 

Cela commence sur le chemin du retour, dans la voiture. On met la musique plus fort, disco night ! Funk, soul, pop, electro, tout est bon pour sentir le beat dans le ventre, la vie qui pénètre, physiquement.

Désormais le temps est poreux, élastique, plus que cela même, aboli, il ne fait plus sa loi.

 

Le vendredi soir on dîne quand on dîne.

D’abord on se sert un verre de vin ; il accompagne la préparation du repas, redonne du rouge aux pommettes pâles, efface la semaine passée.

 

Tabula rasa.

 

Le vendredi soir tout est neuf, frais, libre.

 

 

Régression.

 

On finit sur le canapé, de plus en plus avachis, tout l’être crie «laisse aller ! ». Demain on ne se lèvera pas, alors on passe d’une série à l’autre, sans limite.

On entre dans la nuit sans permission de minuit.

L’esprit se dilate à mesure que le corps se détend, une musique fait naître un souvenir, on attrape son ordinateur pour aller écouter un air enfoui dans notre inconscient. On rêve à ce souvenir que l’on croyait perdu à jamais, c’est un monde qui revient, une histoire d’amour parfois, un moment de grâce toujours. On zappe encore, du coq à l’âne, notre esprit suit le même chemin.

On lui lâche la bride, enfin. Lui aussi a le droit de gambader, de se dégourdir les jambes.

De mélodies en poèmes on se prend à rêver une vie d’artiste, une vie plus forte, une vie sans faux-plafond.

Autant que la nuit nous porte.

 

Et puis on tombe, ivre de sommeil, comme des enfants endormis sur un coin de canapé, bercés par l’euphorie d’une soirée d’adultes.

Un moment au cours duquel on aura  joui le temps. Le temps…

Demain il pourra aller se faire voir!

 

 

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