la vita è bella

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Je n’aime pas la vie en collectivité, j’aime mon indépendance, ma liberté, mon espace. Et pourtant quand ma soeur m’a dit: « J’ai trouvé une retraite de yoga en Sicile, ça a vraiment l’air bien »,  j’ai dit : « on y va. »

 

Je suis plutôt du genre à tergiverser, à procrastiner, mais là, je n’ai pas réfléchi, une sorte d’instinct, peut-être.

 

J’avais tellement besoin de partir, quitter mon quotidien, voir autre-chose, couper.

 

Les vacances ont commencé quand je l’ai serrée dans mes bras, à Paris, ma soeur. Quelques jours là-bas, sas de décompression avant l’exil tant attendu.

 

La Dolce Vita, on l’a en soi, ou pas. Je suis née avec,  je crois. Les rues de Paris me sont un  enchantement, je revois les amis, trop longtemps perdus de vue. Mon coeur est déjà plein de cette promesse de liberté, de légèreté, de terres inconnues.

 

Tout me flatte, me ravit, même la pluie, à laquelle je ne suis pourtant plus accoutumée; elle ruisselle sur ma peau lavant les doutes, les habitudes qui embourbent et qui barbent.

 

Peu à peu la mue s’opère, les couches « d’avant » se dissolvent, je suis prête, prête pour vivre cette aventure.

 

Quand l’avion décolle, je suis déjà loin, la Provence n’est plus qu’un souvenir,  je ne veux pas m’emporter avec moi, je sais que je devrais cultiver un esprit neuf, laisser mes préjugés, mes jugements à la porte, essayer tout au moins.

 

Pour s’émerveiller du monde, il faut le regard frais d’un enfant.

Je voudrais arriver avec cet état d’esprit. Je voudrais m’ouvrir à ce que la vie a décidé de m’apporter, car elle sait toujours ce qu’elle fait.

 

Et comme toujours, la Belle avait décidé de m’emmener là où je ne pensais jamais aller…

 

Je voyage aussi mal qu’un panier de fraises, la nouveauté m’est une épreuve en même temps qu’un enchantement. Il me faut du temps pour m’adapter aux lieux, aux gens, aux horaires…

J’étais préparée à ce bouleversement. Je l’attendais de pied ferme, il n’est pas venu.

 

Bien,  immédiatement bien.

 

Etait-ce le sourire irrésistible de Francesca et Chicca? Il est des êtres qui irradient de bienveillance, des rencontres, des « love at first sight », que sais-je…?

 

Bande de filles.

 

Inconnues quelques heures auparavant, complices après le premier plat de Pasta.

Il faut dire que la nourriture rassemble, Antonella, notre chef, le sait; en bonne « mama italienne », elle a pris soin de chacune, veillant à renouveler notre émerveillement, à cultiver nos sens.

 

Chacune.

 

Parce que chacune m’a apporté une réponse, une interrogation, une ouverture, une émotion…

Parce que j’ai ri, j’ai tellement ri et j’aime tellement ça.

Parce que j’ai écouté, pris le temps de me poser pour entendre les autres.

Parce que j’ai vu des êtres qui tombent enfin le masque, qui osent dévoiler leur faiblesse, et que cet acte là montre une grande force.

Parce que ce Partage m’a émue aux larmes.

Parce que la vie des autres, votre vie les filles m’inspire tant… J’ai besoin de voir comment les autres font, comment ils s’arrangent avec l’existence, ses grandeurs et ses faiblesses…

 

Parce que la liberté de Barbara a fait tomber quelques barrières qui restaient encore en moi,

 

Parce que la sensibilité et la délicatesse de Kristell sont une ode à la douceur, à la bienveillance, à la féminité, au partage.

 

Parce que la franchise et le courage de Maria, sont une invitation à relever la tête, même si elle ne sait pas à quel point elle est forte…

 

Parce que le naturel et la confiance d’Amber sont un rafraîchissement, un ravissement,

 

Parce que l’allure de Mickaëla, la belle italienne, élégante et souriante, en toute circonstance,

 

Parce que la jolie frimousse et la finesse de Maïté,

 

Parce ce que l’indépendance de Claire,

 

Parce que l’immense coeur de Francesca,

 

Parce que la complice Chicca et ses yeux bleu-marine,

 

Parce que Kalua, qui m’a permis d’exercer ma patience, même si j’ai encore un long chemin à faire…

 

Parce que ma soeur sans laquelle tout ceci n’aurait jamais été possible.

 

Certes Francesca, nous avons été (parfois) de mauvaises élèves, certes nous nous sommes cachées pour aller boire des Marsala avec le beau Francesco, mais l’Italie c’est ça aussi… Tu le sais, tu nous pardonnes…?

La Sicile, autorise tout… Excuse à tous nos débordements… Nues recouvertes de boue, amazones affranchies du monde, des conventions, ici la vie prend le dessus.

Ici il s’agit de vivre, et rien d’autre. Parce qu’on a qu’une vie, paraît-il.

Vivre fort, présentes à chaque instant, ouvertes à chaque rencontre, à chaque expérience, à chaque goût, à chaque plaisir.

 

Je rentre pleine de vous, de cette terre aride et sensuelle à la fois. Je rentre pleine de cette simple résolution: Vivre.

Libre

Présente à l’instant

Sans préjugé

Prête à saisir tout ce que la providence m’apportera de bon.

Reconnaissante pour ce que j’ai déjà.

Consciente plus que jamais de ma chance, pleine de gratitude envers Francesca, Chicca, Antonella, Louisa…

Viva YALA COLLECTIVE!

Et Viva la Vita!

 

Namaste.

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6 Reactions

  1. Kristell

    Grazie Mille ma belle Julie! quel magnifique souvenir écrit et illustré de cette semaine sicilienne où chacune d’entre nous s’est ressourcée ou nourrie de toutes les autres. Merci pour ce partage de ta « jolie-julie » plume.
    je t’embrasse fort. à bientôt, à très vite
    Kristell

    • julie

      Merci à toi Kristell, je suis vraiment heureuse de t’avoir rencontrée.
      Prends soin de toi et n’hésite pas à m’envoyer tes recettes gourmandes!

  2. violaine

    je découvre ….j ai envie aussi ….je veux vivre ça à ma soeurette !!!
    pourrais tu me donner l adresse de ce stage de Yoga

    merciiii
    vio

    • julie

      Désolée, mon blog a été piraté et je n’avais plus accès à rien… Le voilà réparé, enfin! La retraite était organisée par Yala Collective ( si tu cliques sur leur nom à la fin de mon post tu as un lien direct vers leur site. Les organisatrices organisent une nouvelle retraite en Sicile en septembre.
      J’espère que tu pourras vivre cette expérience avec ta soeur!

  3. Marjolaine RAPOG

    Ca donne envie de partir, là, comme ça, sur une coup de tête. Ca donne envie de sortir de sa routine pour explorer tout ce qui nous entoure. Une retraite de yoga, j’y songe souvent. J’aimerais beaucoup en faire une en Inde. C’est tellement cliché… je sais. Un jour, peut-être… mais, j’ai peur de ce cliché justement et de ne pas trouver des gens sincères qui ne se prennent pas au sérieux.

    De plus, tes premiers mots me font du bien car, malgré toutes mes envies, je suis une éternelle indécise et je ne fais pratiquement jamais rien sur un coup de tête. Il me faut 30 ans pour décider de faire quelque chose. Je réfléchis trop et loupe très certainement des opportunités et perds un temps fou à cause de ça. Je m’en veux beaucoup pour ça. J’essaie de changer… mais c’est difficile. Avec les réseaux sociaux et les blogs, on voit beaucoup de personnes qui foncent et font plein de choses. Ca me donne envie et je me dis souvent que je suis trop bête de ne pas faire pareil. Ca me culpabilise aussi et je me sens nulle en comparaison de toutes ces personnes actives et sûres d’elles… Bref, savoir que je ne suis pas la seule à tergiverser, trop réfléchir et analyser, fait du bien.

    En tout cas, bravo de ne pas avoir trop réfléchi sur ce coup-là. Ca avait l’air super 🙂

    • julie

      Bonjour Marjolaine,
      Je suis désolée de te répondre si tardivement mais mon blog a été piraté et je n »avais plus accès à rien.
      Il ne faut pas te culpabiliser pour ton indécision, tu es comme ça… Moi aussi… Parfois, c’est bien de se bousculer un peu et d’aller vers l’inconnu, sortir de sa zone de confort car c’est là que la magie arrive!
      Moi aussi j’aimerais bien aller en Inde, mais je ne suis pas encore prête… J’ai également peur des clichés, de rencontrer des gens un peu « intégristes du yoga »… Mais je sais que si ça doit se faire ça se fera, si c’est bon pour moi, les opportunités se présenteront à moi…
      Je suis fataliste dans le bon sens du terme.

      En attendant, profite bien de ton été!

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