L’atelier de Mathilde

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Une vie heureuse est aussi faite d’une addition de petits  bonheurs et de grands moments de partage.

 

Bien sûr, comme à mon habitude, je n’aime pas que l’on bouscule mes habitudes justement…  Un lundi matin? Mais j’ai du travail… et mon cours de yoga du midi… Mais Noëlie se donne la peine de rassembler les copines, d’organiser un cours du cuisine… la cuisine et les copines ça, ça me plaît… Alors je dis: « oui, quelle bonne idée ».

 

Parce qu’il est des êtres qui aiment organiser, rassembler, bousculer le quotidien, lui insuffler une fraîcheur, une saveur de printemps. Noëlie est de ceux-là.  Cette qualité n’est pas commune, elle ne fait pas partie des miennes, moi le petit loir solitaire et rêveur.  J’aime cependant que l’on vienne me chercher, que l’on me bouscule… Et comme toujours, après,  je suis ravie d’avoir pris le temps de vivre une expérience nouvelle.

 

L’atelier de Mathilde pour terrain de jeu, un appartement reconverti en cuisine de compétition ( la cuisine qui fait fantasmer tout le monde, immense, pratique, dédiée à l’expérimentation, un marbre blanc en forme d’îlot central, un marbre réfrigéré qui se transforme en table d’hôtes, une multitude d’ustensiles: poches à douilles, emporte-pièces, culs de poules professionnels, robots multicolores…).

J’arrive en avance (c’est-à dire à l’heure pour les Aixois…), un air de printemps flotte dans les rues de la vieille ville, en face un ouvrier restaure une publicité ancienne, de ces slogans peints sur les façades d’immeubles.  Mathilde a ouvert les fenêtres, la rue pénètre dans la pièce, elle me propose un café, immédiatement, je me sens bien dans cet endroit.

Les filles arrivent les unes après les autres, le matin est une compétition pour les mères de famille, la journée a commencé il y a longtemps déjà, essoufflées mais soulagées, enfin elles sont à elles.

 

Oublier les contraintes, vivre dans cet instant dédié à notre plaisir, notre joie de mettre les mains dans la pâte, s’absorber dans le geste: éplucher, couper, ciseler, émincer, mais il y les indisciplinées, les petites pipelettes (on reproduit finalement toujours le schéma de l’école: les élèves appliquées du premier rangs, les dilettantes, les curieuses…). Un schéma qui me fait sourire, qui remplit mon coeur d’une douce légèreté; le sérieux de l’écriture est loin,  je regarde ce petit monde avec la tendresse d’une grande soeur, je vois le caractère de chacune. Les rires, les maladresses, les questions, le ventre qui commence à s’éveiller, les odeurs attisent l’appétit, le goût: au bout de ce marathon culinaire, il y a le plaisir, celui de se mettre à table  ensemble, de partager ce repas préparé à seize mains.

Un petit verre de vin, parce que c’est bien la moindre des convivialités, célébrer ce moment joyeux; le soleil darde ses rayons sur la grande table, les conversations fusent, Vanina éclaire l’assemblée de son rire à nul autre pareil, un rire qui rafraîchit immanquablement mon esprit, un rire comme une machine à remonter le temps, celui de l’insouciance: je suis au collège, j’ai quatorze ans, les responsabilités n’existent plus, l’avenir n’est plus un enjeu, juste le moment, le plaisir d’être avec ses copines, juste ça…

 

L’Atelier cuisine de Mathilde:

58, rue des Cordeliers, 1er étage, 13100 Aix en Provence
Téléphone: +33 (0)6 72 83 98 28 – E-mail: Mathilde@lateliercuisinedemathilde.com

 

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