love your body

antomy

 

J’aime apprendre, l’un des plus grands plaisirs de ma vie.

 

Une journée qui ne m’enseigne rien me semble être une journée perdue, aussi suis-je toujours en quête de nouveauté, de personnes qui me feraient découvrir des choses que j’ignore (et comme j’ignore beaucoup de choses, la quête pourra tenir une vie, ce qui est une bonne nouvelle).

 

« Tu fais un stage de ça… Mais tu changes encore… je croyais que tu faisais ça… »  J’ ai entendu ce genre de commentaire,  puisqu’il faut entrer dans une case pour rassurer les autres, comme si une chose en excluait une autre.

Mais  je n’aime pas  les cases, elles m’ennuient, m’enferment. J’ai besoin d’explorer, de découvrir, d’élargir mes horizons. Il faut toujours que j’aille plus loin, comprendre.

« Tu es une passionnée », lancé comme un reproche, comme si ce court temps imparti sur terre nous permettait de vivre à moitié… Oui, je suis intense et je n’ai pas l’intention de vivre autrement, de renoncer à faire ce que j’aime, à vivre comme il me plaira et j’aime les gens qui font de même: ceux qui créent leur vie au lieu de se conformer à un modèle établi par d’autres;  j’aime ceux qui questionnent, dérangent parfois.

 

Ainsi me suis-je inscrite à mon premier stage d’anatomie pour le yoga.

 

Je voulais comprendre aller plus loin dans ma pratique. Comprendre comment mon corps fonctionne, parce que, profondément,  il est  un inconnu.

Ce constat m’est apparu comme le plus grand scandale de mes longues années d’école.

 

Je ne sais pas ce qui se passe à l’intérieur de moi = profondément, physiquement je ne me connais pas

 

Surtout à cet endroit là, cet endroit qui comporte un nerf que la médecine nomme encore: « nerf honteux »…

No comment!!!

Ou plutôt si, ce dénigrement, ce tabou a mené et mène encore  à la pire des choses: l’ignorance.

Appeler un chat un chat, un sexe, un sexe. Pourquoi l’école  ne m’a-t-elle pas appris comment fonctionnait mon corps de femme? Comment je pouvais muscler cet endroit, le soulager, ne pas souffrir pendant les règles (car ceci n’est en rien une fatalité).

Mais on ne m’a rien dit: « Chut, débrouille-toi toute seule avec ton intimité« .

Ce qui se passe à l’intérieur, dans ce qu’on appelle le petit bassin, cet écrin qui contient nos organes sexuels (entre autre).

 

Pourquoi ce tabou?

 

Je voulais comprendre, j’ai suivi ce stage qui avait pour intitulé: « Anatomie pour le yoga: le périnée ».

 

Puisque que nous en avons tous un (même les hommes, je me suis aperçue qu’une grande partie d’entre eux ignoraient qu’ils possédaient ce muscle si important pour eux aussi…)!

 

J’avais emporté mon petit cahier, comme une écolière attentive (ce que j’ai toujours été), j’ai pris des notes, posé des questions, passionnée par ce que  Anne-Marie Hebeisen avait à nous faire découvrir.

Car si vous n’avez pas eu d’enfant,  généralement, vous ne savez pas vraiment où se trouve ce muscle, comment il fonctionne? quel est son rôle? Comment le tonifier? Le détendre? Jouer avec…

Alors, je suis partie à la découverte, chacun pour soi, toucher son corps, tenter de sentir, de ressentir. Car il s’agit de cela, sentir de quoi nous sommes faits, se délester de l’intellect pour ce connecter à notre animalité, se souvenir que nous sommes (aussi) un corps et que ce dernier est une incroyable machine, des plus sophistiquée et qu’elle ne peut en aucun cas se départir de notre cerveau.

 

L’un ne marche pas sans l’autre.

 

Je suis toujours dans mes petits souliers face à ceux qui partagent un savoir, et, cette femme  m’a ouvert des portes, délesté d’un peu d’ignorance et donné envie d’aller plus loin dans cette exploration. Une femme qui parle d’orgasme (oui, connaître son corps, maîtriser son périnée permet de vivre une sexualité plus  épanouie) , de pipi et de caca ( il est important de comprendre ça aussi!)  librement est forcément une femme affranchie de beaucoup de tabous (et ils ne sont pas si nombreux ces êtres-là…).

 

Parler librement, découvrir, expérimenter…

 

Love your body girls!

 

Favoris

Capture d’écran 2015-01-19 à 09.33.44

la disparition des lucioles

  Ce n’est pas une histoire lumineuse que je vais vous raconter aujourd’hui, ma gorge est encore serrée de ce malaise palpable, de ce désespoir qui suintait des murs délabrés.... Lire la suite ...

delos17

Apollon, Délos et moi

  Elle se mérite, on n’arrive pas sur une île comme ça, par hasard, l’insularité est une démarche volontaire. Il faut la vouloir, la désirer. Prévoir, prendre ses dispositions pour... Lire la suite ...

myk1

Mykonos

  D’abord il y a le bleu, en bas, en haut, celui du ciel et de la mer, partout, sur les toits des églises, les portes, les volets et puis... Lire la suite ...

Somtimes

Un an après

  Un an déjà(ici)…   Je rentrais d’un merveilleux séjour à Edimbourg, la ville dans laquelle vivait ma soeur, une parenthèse enchantée, un moment de partage, de joie, de légèreté... Lire la suite ...

Abonnez-vous !

2 Reactions

  1. Marjolaine

    Je vais réagir par rapport au début de ton article car ça fait du bien de lire ça ! Après tout, pourquoi être obligé de ne faire qu’une seule chose de sa vie ? Pourquoi est-ce si grave d’aimer aller dans plusieurs directions différentes ? Sincèrement, ça me donne de l’espoir de lire ça… vraiment. Ce n’est donc pas une fatalité de devoir, à tout prix, trouver LE domaine qui nous intéresse, LE travail qui nous plait. Merci à toi 🙂

    • julie

      Tu ne peux pas imaginer le nombre de messages (FB) et mails reçus à ce sujet, nous sommes finalement très nombreux à penser ainsi. C’est rassurant, vraiment!
      Merci à toi pour ce partage.

laissez moi un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code