Un an après

Somtimes

 

Un an déjà(ici)…

 

Je rentrais d’un merveilleux séjour à Edimbourg, la ville dans laquelle vivait ma soeur, une parenthèse enchantée, un moment de partage, de joie, de légèreté tellement intense qu’en rentrant j’ai senti cette urgence de le prolonger, pour que ces moments heureux existent à jamais, que je puisse m’y replonger quand la vie se ferait moins douce.

Traquer le bonheur partout où il se cache, parce qu’il n’est pas forcément exposé au grand jour, souvent, il faut aller le chercher, et, avant toute chose, vouloir le trouver.

Car, je me répète, mais c’est le point de départ de cette entreprise, le bonheur est un effort, une gymnastique quotidienne, il n’est pas un dû, un présupposé.

C’est ainsi que j’ai entrepris ce blog, je voulais une structure qui m’aide à tenir mes engagements, cette « course » de fond dans laquelle je m’étais engagée: mettre en lumière tout ce que ma vie avait de beau, de bon. Chercher le meilleur dans tout ce qui croisait ma route.

 

Entreprise artificielle? Méthode Coué dépassée? D’aucun penseront cela, et puis écrire un blog  (what a self absorbed girl!)…

 

Je ne me suis pas posée ce genres de questions, les choses se sont faites naturellement, presque malgré moi, comme une urgence, écrire.

Ecrire, ce que je fais depuis l’âge de vingt ans: des études de lettres adorées, une maîtrise d’écriture, cinq romans, des nouvelles… J’écris comme je respire, aussi cette pratique quotidienne du journal ( car qu’est-ce d’autre qu’un blog?) me semblait être un parfait échauffement (comme une danseuse qui travaillerait sa souplesse chaque matin pour l’entretenir).

 

Mais… Je n’avais pas prévu tout ce que ce blog déclencherait. Bien au delà de l’écriture, une joie, une légèreté que je ne retrouve pas dans le roman. Ecrire est une ascèse, un engagement de tout son être, une sensation à nulle autre pareille mais une torture parfois. Le blog, à l’inverse, m’a ouvert une voie de légèreté, de créativité. Il est devenu ma récréation, mon amant, mon rendez-vous secret, celui que je retrouve avec l’espièglerie d’une enfant. Parce que depuis toujours j’aime bricoler, peindre, prendre des photos, filmer, mais la vie avait « avalé » cela, pas sérieuses ces occupations! Le blog a réveillé  cette créativité que j’avais en moi, ce besoin enfantin et vital d’imaginer, de colorier, de jouer.

 

En chemin, j’ai rencontré l’inespéré, ce que je n’avais pas prévu: des lecteurs.

 

Mon cahier, ma page blanche, c’était mon écran d’ordinateur, cette chose anonyme à laquelle je confiais des expériences sans  réaliser que derrière il y avait de vraies personnes. Puis il y a eu les premiers messages, des gens du monde  entier ( je n’imaginais pas qu’il y ait autant de francophones), des mots si touchants, mon expérience pouvaient trouver écho chez d’autres, aider, donner de l’espoir, de la joie, des émotions.

Ce fut pour moi (et c’est toujours) une des expériences les plus fortes, les plus enrichissantes jamais vécues, un moteur aussi, un formidable moteur de créativité, de désir de continuer, plus loin, plus haut.

 

« Fake it until you make it » disent les américains… Il ne s’agit pas de mentir, mais de créer ( même artificiellement au départ) la forme d’une vie telle que nous la rêvons.

C’est ce que j’ai fait ici, en entreprenant ce blog j’ai cessé « d’attendre qu’il m’arrive des choses » et j’ai commencé à créer mon bonheur, à lui faire une place, à dessiner la forme que je voulais qu’il prenne, exactement comme je le voulais. Je suis passée du stade de « victime » à celui de « démiurge »: je crée ma vie comme je veux qu’elle soit. Je crée un univers qui me ressemble. Désormais, j’ai pris le contrôle de mon bonheur et je tente de  partager ces expériences avec mes lecteurs, leur donner à eux aussi l’envie de vivre une vie telle qu’ils la désirent et non plus telle qu’ils la subissent.

 

Etre heureux c’est d’abord réaliser la chance que l’on a ; c’est le point de départ de ce blog, mettre en lumière les petites et les grandes joies de mon existence, dénicher le bon dans tout ce qui m’est donné de vivre.

 

Vivre maintenant car le bonheur n’est pas pour demain, l’ajourner serait prendre le parti d’un fou:

« Ose être sage, ose commencer ! Celui qui diffère l’heure de bien vivre ressemble au campagnard qui attend, pour passer l’eau, que le fleuve se soit entièrement écoulé. Mais le fleuve coule et, roulant toujours, coulera pour l’éternité» Horace

 

Traquer chaque jour les petits et les grands bonheurs, un exercice, une tournure d’esprit, mais vous verrez, le jeu en vaut la peine, à force que de croire en votre bonheur, il finira par s’habituer…

 

Merci…

 

 

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4 Reactions

  1. Marjolaine

    Je te suis depuis que tu m’as contactée par email. Je te remercie de l’avoir fait car ça m’a permis de découvrir ton petit univers, ton blog. Ca fait plaisir de lire de si beaux mots, de si belles phrases. Je ne lis pas ton blog comme les autres. Je prends le temps de te lire. On sent que tu aimes les mots et la littérature. Et puis, te lire me donne toujours le sourire et m’apporte une énergie positive. Tu as raison, on choisit de se tourner vers le positif dans notre vie. Ce n’est pas évident tous les jours mais c’est le moyen d’être heureux. J’aimerais le faire beaucoup plus.

    Enfin, quoiqu’il en soit, continue ! Je te lis toujours avec plaisir 🙂 (et je suis contente de pouvoir maintenant te laisser des commentaires)

    • julie

      Merci Marjolaine pour tes gentils mots! Toi qui sais donner un sens à ta vie en partant à la découverte de nouveaux horizons, la Califormie désormais, quelle chance, quelle  » Juicy Sunny life! »

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