patience

 J’ai appris ça au Japon, en observant attentivement leurs gestes, cette application dans les tâches du quotidien, petites ou grandes. Outre le fascinant rituel du thé, au cours duquel chaque objet, chaque geste est parfaitement exécuté, les japonais entretiennent l’art de bien faire, quel que soit le domaine dans lequel il s’exerce.

 

J’ai pris cette leçon pour ligne de conduite: chaque jour je fais en sorte de dispenser un peu de cette beauté et de cet ordre qui contente l’oeil et l’âme.

 

Cet enseignement va de pair avec une qualité qui n’est précisément pas mienne: la patience

MAIS…

La vie s’est chargée de me l’enseigner à mes dépends, j’ai résisté longtemps, tenté de marcher à contre-courant, ou d’aller plus vite que le courant. Je me suis épuisée dans cette lutte vaine, jusqu’à ce que je réalise qu’il était beaucoup plus confortable de se laisser porter par les flots.

Aussi, désormais, je prends le temps.

Je prends le temps de connaître une personne (et ça prend du temps!).

Je prends le temps de laisser cette personne devenir elle-même ( car il faut du temps pour être parfaitement soi-même, à l’aise avec quelqu’un).

et…

Je prends le temps de cuisiner.

J’ai des facilités pour cela, aussi suis-je encline à vouloir finir avant d’avoir commencé, je ne suis aucune recette, je ne pèse rien et souvent, malgré tout, la résultat est satisfaisant.

Je ne veux plus me contenter de ce « satisfaisant », je veux prendre le temps de bien faire, d’être parfaitement présente à l’instant:

« Quand je danse, je danse, quand je dors, je dors… » écrivait Montaigne.

Parfaitement investie dans ce que je fais, pour les petites choses comme pour les grandes.

 

Hier soir, j’ai mis en pratique cette résolution. J’ai préparé des petits sablés de Noël au gingembre confit.

Mais pas n’importe lesquels, non… trop simple…

Il fallait qu’ils soient sains et bons.

J’ai tâtonné longtemps avant de trouver la recette parfaite.

Des biscuits à la farine de riz complet; sucré au rapadura…

Après des heures d’expérimentation j’ai réussi LA combinaison parfaite:fondants et sablés, exactement ce que je voulais obtenir.

L’odeur de biscuit qui embaume la maison, un feu dans la cheminée, des bougies allumées; de petites choses, qui, additionnées contribuent à créer un foyer dans lequel il fait bon vivre. 

Prendre le temps de bien faire m’a permis de jouir ce moment du quotidien. 

Savourer le plaisir aussi de faire plaisir, de confectionner de petits bocaux que j’offrirai.

De petits gestes.

De tout petits gestes mais qui disent tant…

 

Qui a dit:

« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour »?

 

vaisselle ENW céramique

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