ils m’inspirent: Natacha et Florent

J’ai rencontré Natacha et Florent tout naturellement, il devait en être ainsi puisque nous partageons des convictions communes, des goûts et des dégoûts, un art de vivre, de bien vivre, de bien manger, de bien jouir de ce que la nature nous offre de beau et de bon.

La table comme point d’accroche, le bio, le goût, l’artisanal, le local, évidemment. Ce (joli) couple-là fait mentir ceux qui pensent encore que le bio est réservé à une tribut de post soixante-huitards qui marchent pieds nus dans des sandales de pèlerin ou encore à quelques bobos en mal de « retour au source ».

Natacha est loin de ces deux images éculées. Femme d’affaire avisée (et courageuse: elle est partie, seule, en Chine, il y a quelques années, pour monter une société d’import/export), las de ce pays, elle est rentrée en France et a occupé des postes à haute responsabilité dans diverses entreprises. 

Mais la réussite professionnelle ne comblait pas ce qu’il y avait profondément, à l’intérieur, « il fallait faire quelque-chose qui ait du sens pour moi », aussi a-t-elle renoncé à un salaire confortable, une vie entre deux avions pour créer son épicerie (avec Florent son compagnon, lui-même précédemment dans la fusion /acquisition de sociétés), un concept qu’ils déclinent à Aix-en-Provence et sur internet (et qu’ils n’ont pas fini de faire prospérer).

J’aime poser des questions, voir comment les autres avancent dans la vie, en ligne droite (peu intéressant) ou en suivant quelques courbes et chemins de traverse.

Quand j’ai demandé à Natacha quel avait été son parcours, elle a presque semble gênée, prête à s’excuser de ce que sa trajectoire ne suivait pas une autoroute rectiligne et bien balisée. Moi c’est là que j’ai commencé à tendre l’oreille, les parcours de vie me fascinent.

 

J’ai la sensation que ma génération (Natacha a 35 ans) ne parvient plus à se contenter d’une vie professionnelle subie, quels que soient les salaires, le prestige de la fonction, chacun cherche à faire de son quotidien une construction positive: chaque jour qui passe me rapproche de ce que je veux atteindre, je ne distribuerai plus mon temps et ma vie à autrui, en vain. Voilà ce que j’entends, de plus en plus, et pour ceux qui n’ont pas encore osé/pu franchir le cap, ces témoignages-là sont un encouragement, un réconfort, un exemple:

Oui, il est possible de changer de vie, de ne pas suivre les pressions sociales, familiales.

La liberté de vivre chaque jour en accord avec ce que l’on est, ce à quoi on croit.

Au delà des convictions, c’est le plaisir qui m’a menée en ce lieu, celui de me délecter de produits incroyablement bons, le plaisir ressenti a suscité le désir d’y retourner et de découvrir encore et encore d’autres mets, car je crois que toute réussite tourne autour de cela:

Savoir susciter l’envie, le désir.

L’Epicerie Locale
31, rue Maréchal Joffre
Aix-en-Provence
www.bioinfrance.com

Favoris

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