secret, love and the (im)possibility?

SHE/

Ce n’est certainement qu’une passade, un ballon de baudruche qui se dégonflera vite ou éclatera en vol, révélant sa fugacité.

Si fort pourtant, fort au point de m’extirper de cette confortable indolence qui était devenue mienne, au point de réveiller ma nature?

Tu ne révèles peut-être que ce symptôme, tu n’es peut-être qu’un simple instrument, rien de plus.

Pourtant.

Je ne m’attendais pas à toi, « nos yeux se sont croisés » j’ai senti, aussi naïf et convenu que cela puisse paraître, j’ai senti une force, une espèce de géant mythique qui ébranlait mes entrailles, s’éveillait d’un long, long sommeil.

Je sais pourtant que je ne peux pas, que je n’ai pas le droit.

Je me sens bien quand tu es là, je voudrais plus, encore. Je voudrais toi, sans les autres, juste nous, loin, ta main dans la mienne, regarder l’horizon ensemble, te parler longtemps, beaucoup, voir ton sourire qui me chavire, te dire les mots qui le provoquent, mais je n’ai pas le droit, il ne faut pas.

Je ne ferai rien, je ne dirai rien mais le vertige de toi m’envahira, je passerai ces heures à tes côtés , précieuses, je ferai en sorte qu’il y en ait d’autres sans  rien demander cependant.

Je n’ai jamais jamais vécu cela; je pensais ces amours interdites réservées aux romans de gare.
La retenue exacerbe mon désir, je voudrais te le dire, mes yeux le hurlent, le distingues-tu?

Je voudrais cet amour secret, parce qu’il est secret, impossible, le désir naît de la transgression(paraît-il?), mais  je ne dirai rien, je ne laisserai rien paraître, je m’en remettrai à la fortune, celle qui me sert si bien…

Voudra-t-elle de nous?

/HE »Quelquefois, à tout prix je voulais trouver une femme, je voulais l’aimer, elle contenait tout pour moi, j’attendais tout d’elle, c’était mon soleil de poésie, qui devait faire éclore toute fleur et resplendir toute beauté ; je me promettais un amour divin, je lui donnais d’avance une auréole à m’éblouir, et la première qui venait à ma rencontre, au hasard, dans la foule, je lui vouais mon âme, et je la regardais de manière à ce qu’elle me comprît bien, à ce qu’elle pût lire dans ce seul regard tout ce que j’étais, et m’aimer. Je plaçais ma destinée dans ce hasard, mais elle passait comme les autres, comme les précédentes, comme les suivantes, et ensuite je retombais, plus délabré qu’une voile déchirée trempée par l’orage. » Flaubert

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